Le fait qu’un morceau fasse un carton plein ne signifie (pas toujours) que celui ou celle qui l’a chanté a les poches pleines. C’est de toute évidence la déduction qu’on peut faire des récentes allégations de la chanteuse sud-africaine Nomcebo contre le DJ et producteur Master KG. En effet, dans la journée du dimanche 11 Juillet, l’auteur-compositrice et interprète du tube mondial ‘’JERUSALEMA’’ s’est saisi de ses réseaux sociaux pour dénoncer le fait qu’elle n’ait perçu aucune redevance sur le morceau malgré tout le succès qu’il continue de connaître à travers le monde entier. Peut-on croire cela ?

Quand le morceau est un tube mais que l’artiste reste sans thune…

Avec plus de 421.000.000 de vues sur YouTube, des records d’exploitation sur Tiktok, des multiples certifications en disque d’or et platine en Belgique, Espagne, France, Italie, Portugal, un classement en première place dans les hits-parades en Roumanie, Suisse, Pays-Bas, le morceau ‘’JERUSALEMA’’ est incontestablement le plus grand hit mondial africain des deux dernières années. D’ailleurs, la victoire en tant que chanson de l’année en 2020 est venue confirmer tout le succès qu’a rencontré le morceau quelques mois après sa sortie officielle. Et puisque l’industrie de la musique est faite de show et de business, on associe naturellement au succès mondial de ‘’JERUSALEMA’’ d’importants gains pécuniaires en termes de Royalties.

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Au regard des nombreux records battus par ce titre, nul n’aurait eu de la peine à imaginer que Nomcebo qui en est l’auteur croulerait sous les billets grâce à ce seul morceau. Si Nomcebo savait articuler quelques bribes en français, on pense qu’elle aurait eu bien des raisons de chanter du Kérozen (iyooléléooo, ma vie a changé oohh’’) dans les salles de bain des nombreux hôtels de luxe qu’elle a parcouru pendant ses tournées mondiales. Pourquoi ? Eh ben parce que sa carrière était au point mort avant ‘’JERUSALEMA’’ et que naturellement, ce morceau avec tout le succès qu’il a, est censé lui rapporter une quantité plutôt astronomique de cash. Cependant, cela n’a pas été le cas si on en croit les récentes révélations faites par la chanteuse sur son compte Instagram. Elle déclare n’avoir jusqu’ici rien glané sur l’épi en or qu’est ‘’JERUSALEMA’’.

Nomcébo ; je n’ai pas été payé un centime par le label pour ‘’Jérusalema’’

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La chanteuse, contre toute attente, affirme n’avoir pas perçu ses redevances issues de l’exploitation  de la chanson ‘’JERUSALEMA’’. En effet, lorsqu’on remonte à l’époque où le morceau  a été enregistré, les faits font état d’un manque de vigilance de la part de Nomcebo qui aurait, naïvement, fait confiance à Master GK en ne faisant pas déclarer leur collaboration à la maison des droits d’auteur. Il faudra alors attendre que le morceau commence à péter tous les scores à l’international pour que la chanteuse se rende compte que son nom ne figure pas dans les documents légaux du titre alors qu’elle en est l’auteur-compositeur-interprète. Depuis lors, ce n’est absolument  plus la grande amitié entre Master KG et Nomcebo car celle-ci enchaîne les tentatives judiciaires pour que justice lui soit faite afin qu’elle obtienne ses dus.

Nomcebo a-t-elle été privé de miel ou est-elle juste devenue trop gourmande ?

Master KG  n’est pas resté silencieux face aux allégations que Nomcebo a lancé contre lui. Le célèbre DJ Sud-Africain a contre-attaqué la chanteuse en publiant sur Instagram la photo d’un document légal normalement confidentiel pour son label mais que Master KG s’est donné la liberté de publier pour faire la lumière sur cette affaire. Le document stipule en fait que Nomcebo et le DJ s’étaient entendus au départ pour être payés équitablement sur les revenus issus de l’exploitation du titre ‘’JERUSALEMA’’. Un accord que Nomcebo a voulu réviser par la suite en estimant qu’elle mérite de recevoir un pourcentage supérieur à celui de Master KG. Elle n’aurait donc pas signé le contrat de répartition 50/50 et continuerait jusqu’à présent de renégocier le contrat pour percevoir 70 % et non 50%. Le document publié par Master KG mentionne aussi que sa dernière tentative de révision du contrat remonte seulement à Juin 2020 et que les redevances demeurent pour le moment impayées parce que les deux parties n’ont pas encore trouvé une entente. Nomcebo est-elle victime d’une injustice ou de sa propre gourmandise ? A en croire la riposte de Masker KG, son acolyte n’est pas à plaindre car elle n’est victime d’aucune gruge. Elle veut juste être celle qui doit manger la plus grande partie de l’os.

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Par ailleurs, d’après Master KG, s’il y a quelqu’un est à blâmer entre lui et Nomcebo, c’est plutôt cette dernière car elle aurait pris la liberté l’année passée de faire une tournée sans lui, tournée sur laquelle le morceau ‘’JERUSALEMA’’ a été exploitée.

Histoire ! Racontée ! Voici la leçon…

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Entre Nomcebo et ¨Master KG, qui a tort et qui a raison ? Nomcebo est-elle l’exemple d’un manque de vigilance dont souffrent les artistes quand ils s’y prennent mal avec les contrats de musique ? Est-ce que la musique, même quand elle est très consommée, n’est pas rentable ? Nomcebo est-elle une victime ou est-elle coupable d’en vouloir plus ou trop ? Face à une affaire comme celle-ci, les artistes (de l’underground surtout) devraient se poser les bonnes questions car apparemment, même avec un morceau qui fait plus de 421.000.000 de vues sur YouTube, il est possible que la musique ne nourrisse pas son homme.

 

 

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