Cette étoile n’est pas tombée du ciel !
Elle n’est pas non plus née à Hollywood.
Le 18 août 2026, le nom d’Angélique Kidjo a été gravé sur le Hollywood Walk of Fame.
Une étoile de plus sur le célèbre boulevard de Los Angeles. Mais pour nous, Béninois, évidemment, c’est bien plus que cela.
Car, cette étoile, est-il besoin de rappeler qu’elle brillait déjà, loin de là, sur une terre appelée Bénin.
Bien avant les scènes internationales, les Grammy Awards et les collaborations avec les plus grands artistes du monde, il y avait une enfant. Une promesse. Une graine déposée dans un environnement familial qui lui a permis de découvrir sa voix, d’explorer son talent et d’oser vivre sa passion.
Mais comment reconnaît-on une étoile avant qu’elle ne brille aux yeux du monde ?
C’est ma véritable question.
Je pense à Faith, cette jeune podacasteuse que j’ai récemment découverte et dont j’ai partagé le parcours sur LinkedIn. Sa mère avait très tôt détecté chez elle ce goût de l’animation et de la prise de parole. Elle ne s’est pas contentée de l’admirer : elle a choisi de l’accompagner et de structurer ce potentiel.
C’est peut-être ainsi que naissent les belles trajectoires : lorsqu’une aptitude est repérée, encouragée, travaillée; et qu’elle rencontre, chez celui ou celle qui la porte, une volonté farouche de grandir.
Angélique Kidjo, c’est aujourd’hui plus de quarante années de carrière, cinq Grammy Awards, des albums, des scènes prestigieuses et une multitude de collaborations, des artistes africains aux stars internationales, des musiques populaires aux orchestres philharmoniques.
Une œuvre qui traverse les frontières, les générations et les genres.
Mais derrière la Diva, il y a surtout une travailleuse.
Car le talent seul ne construit pas une carrière d’une telle longévité. Il faut de la discipline, de l’endurance, des sacrifices, une capacité à se renouveler et cette force intérieure qui permet de continuer lorsque les applaudissements se taisent.
Nous sommes nombreux à admirer les étoiles, nombreux à rêver de leur lumière.
Mais, combien sommes-nous prêts à consentir au parcours qui la rend possible ?
Nous voulons parfois l’omelette sans prendre le temps de casser les œufs, de les battre correctement et de supporter la chaleur du feu.
Alors, après l’admiration légitime, regardons-nous dans le miroir.
Que faisons-nous, chaque jour, du talent que nous revendiquons ?
Quel effort consacrons-nous réellement à nos ambitions ?
Que sommes-nous prêts à apprendre, à recommencer, à améliorer ?
L’étoile d’Angélique Kidjo porte son nom. Mais son parcours nous adresse à tous un message, une exjhortation forte : Rêver. Travailler. Durer. Et devenir son premier fan, bien avant que le monde ne commence à applaudir.
Djamila Idrissou Souler
Consultante en management des organisations






