Investiture à Cotonou ce 24 mai : cap sur la stabilité et la coopération régionale
Le Bénin a un nouveau président. Ce dimanche 24 mai 2026, Romuald Wadagni a été investi chef de l’État lors d’une cérémonie solennelle au Palais des Congrès de Cotonou. Devant la Cour constitutionnelle réunie en audience solennelle, il a prêté serment en présence de plusieurs personnalités politiques béninoises, des anciens chefs d’État Nicéphore Soglo et Thomas Boni Yayi, ainsi que de 16 délégations étrangères.
Accompagné de la Première dame, Nathalie Villette-Wadagni, le nouveau président a ouvert la journée par la lecture des résultats électoraux par la Cour constitutionnelle. Quelques instants plus tard, vêtu d’un costume sombre et d’une cravate bleue, la main droite levée, il a juré de respecter et de défendre la Constitution, acceptant d’en assumer les conséquences en cas de manquement.

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Le serment a été ponctué par douze salves de canon. Romuald Wadagni a ensuite été proclamé Grand Maître des Ordres nationaux avant de recevoir le drapeau national des mains du chef d’état-major.
Dans son premier discours, il a promis de gouverner avec intégrité, courage et constance, en veillant au respect de l’État de droit et des libertés fondamentales. Il s’est engagé à bâtir une croissance économique dont chaque famille béninoise pourra ressentir les effets. Sur le plan sécuritaire, il a réaffirmé la fermeté du Bénin face aux menaces terroristes qui pèsent sur la sous-région.
La cérémonie a également marqué une ouverture diplomatique. Tourné vers ses voisins, le nouveau président a salué la présence des délégations du Togo, du Nigeria, du Burkina Faso et du Niger, malgré les tensions actuelles avec ce dernier. Il a plaidé pour un renforcement de la coopération régionale, estimant que les pays voisins « n’ont d’autre choix que de travailler ensemble ». La ministre française déléguée aux Partenariats internationaux figurait également parmi les invités, aux côtés des représentants de l’Alliance des États du Sahel.
À peine investi, Romuald Wadagni est passé à l’action. Dans la soirée, il a dévoilé son premier gouvernement : une équipe de 25 membres mêlant reconductions, technocrates et nouvelles figures politiques, destinée à traduire rapidement ses priorités en actes.
Un démarrage sans transition qui donne le ton d’un quinquennat placé sous le signe de la continuité maîtrisée et de l’ouverture régionale.






